Exécuté en association avec les Kubernets depuis Azure, Microsoft prend le contre-pied de Istio de Google avec son service mesh, l’OSM. 

Mais un service mesh c’est quoi ? 

Ce jargon ne vous est pas forcement familier si vous ne travaillez pas dans l’IT et c’est bien normal. Voilà ce qu’il faut retenir. Un service mesh est un outil de contrôle de partage d’informations à l’intérieur d’une application. Les applications modernes se décomposent souvent sous la forme d’un réseau de services assurant chacun une fonction particulière. Pour assumer sa fonction, un service peut demander des données à plusieurs autres services. Lorsque que les requêtes se multiplient, le serveur peut être surchargé et donc rendre l’utilisation plus lente et peu agréable pour l’utilisateur. C’est là qu’un service mesh est utile, ce système achemine les demandes d’un service au suivant, de manière à optimiser le fonctionnement global de l’application. 

Schématisé, voici une requête sans service mesh :

 

 

Et voici une requête avec :

*Les sidescars sont les réseaux proxies maillés, pour Microsoft OSM il s’agit de Envoy

Pourquoi un service mesh open source chez Microsoft ? 

D’une part pour concurrencer le géant Google qui annonça il y a quelques semaines que son service mesh Istio ne serait plus sous la gouvernance de Cloud Native Computing Foundation (CNCF) mais passerait en interne sur l’Open Usage Commons de Google. 

Une porte ouverte dans laquelle s’engouffre la firme de Redmond, qui a annoncé la publication de son propre service mesh open source baptisé Open Service Mesh (OSM) dont la gouvernance reviendra à la CNCF.

D’autre part, Microsoft lance ce service pour résoudre un problème auquel sont confrontés ses clients, la complexité d’utilisation des autres services mesh avec comme argument le taux d’utilisation et d’attente pour le support Azure Kubernetes Service. Pour cela, l’OSM est simplifié à son maximum. Le service fonctionne sur Kubernetes, et le plan de données est basé sur le proxy Envoy, le tout configuré avec des API d’interface de service mesh. 

Microsoft entre donc dans la bataille du service mesh bien décidé à la remporter. 

 

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