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Audit de sécurité informatique : méthode, étapes et checklist PME

Comment réaliser un audit de sécurité informatique en entreprise ? Méthode en 7 étapes, checklist complète, outils et coûts pour PME et ETI. Guide pratique.

Audit de sécurité informatique : méthode, étapes et checklist PME

Pourquoi l'audit de sécurité informatique est devenu incontournable en 2026

En 2024, l'ANSSI a traité 4 386 événements de sécurité, dont 1 361 incidents confirmés, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023 (source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2024, publié mars 2025). Dans le même temps, la CNIL a reçu 5 629 notifications de violations de données personnelles, en augmentation de 20 % sur un an, avec un doublement des violations touchant plus d'un million de personnes.

Dans ce contexte, l'audit de sécurité informatique n'est plus un luxe réservé aux grands groupes. C'est une nécessité opérationnelle et réglementaire pour toute PME qui veut protéger ses données, satisfaire aux exigences de la directive NIS2 et obtenir ou conserver sa couverture cyber-assurance. Ce guide vous détaille la méthode concrète pour mener un audit efficace.

Sources : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2024 (mars 2025) — CNIL, Rapport d'activité 2024

Qu'est-ce qu'un audit de sécurité informatique ?

Un audit de sécurité informatique est une évaluation méthodique de l'ensemble du système d'information d'une entreprise : postes de travail, serveurs, réseau, applications, politiques de sécurité et pratiques des utilisateurs. L'objectif est d'identifier les vulnérabilités, de mesurer le niveau de risque et de produire un plan d'actions prioritaires.

L'audit peut être technique (tests d'intrusion, scans de vulnérabilités, analyse de configurations), organisationnel (revue des politiques, des accès, de la sensibilisation) ou de conformité (ISO 27001, NIS2, RGPD, PCI-DSS). Idéalement, il combine les trois dimensions. Selon le Verizon DBIR 2025, 60 % des violations impliquent le facteur humain (clic malveillant, erreur de configuration, ingénierie sociale), ce qui souligne l'importance d'un audit qui ne se limite pas à la technique.

Source : Verizon, Data Breach Investigations Report 2025

Les 7 étapes d'un audit de sécurité informatique réussi

Étape 1 : Définir le périmètre et les objectifs

Avant tout audit, il faut délimiter ce qu'on évalue : l'ensemble du SI ou un sous-ensemble (postes de travail, infrastructure cloud, applications métier). Les objectifs dépendent du contexte : préparation NIS2, renouvellement de cyber-assurance, post-incident, ou état des lieux. Cette étape conditionne le budget, la durée et les compétences nécessaires. Pour une PME de 50 à 200 postes, un périmètre complet (postes + serveurs + réseau + politiques) est recommandé.

Étape 2 : Cartographier les actifs et les flux

L'inventaire complet des actifs informatiques est le socle de tout audit. Nombre de postes et versions d'OS, serveurs physiques et virtuels, équipements réseau, services cloud (Microsoft 365, Azure, AWS), applications métier, accès distants VPN, postes nomades. Sans cartographie précise, on ne peut pas identifier ce qui est exposé. L'ANSSI observe que les vulnérabilités affectant les équipements de sécurité en bordure de SI (pare-feu, VPN) ont été à l'origine de plus de 50 % de ses opérations de cyberdéfense en 2024.

Source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2024

Étape 3 : Scanner les vulnérabilités

Des outils de scan automatisés (Nessus, Qualys, OpenVAS) identifient les failles connues : ports ouverts, services obsolètes, correctifs manquants, configurations par défaut dangereuses. Pour les postes de travail, un scan CIS-CAT évalue le niveau de durcissement par rapport aux référentiels CIS Benchmark. Dans notre expérience, un parc Windows non durci obtient un score CIS de 30 à 40 % en moyenne. Pour les serveurs, un scan de conformité ANSSI ou CIS évalue également la posture de sécurité. Selon le Verizon DBIR 2025, l'exploitation de vulnérabilités représente désormais 20 % des vecteurs d'accès initial, en hausse de 34 % sur un an.

Source : Verizon DBIR 2025

découvrez également notre article : "hardening des postes de travail : Le guide pragmatique pour sécuriser Windows sans paralyser la prod "

Étape 4 : Tester la résistance (tests d'intrusion)

Les tests d'intrusion (pentest) simulent une attaque réelle pour évaluer la capacité de défense : test externe (depuis Internet), test interne (depuis le réseau de l'entreprise), test de phishing (résistance des utilisateurs). Ces tests révèlent les failles que les scans automatisés ne détectent pas, notamment les chaînes d'attaque complexes. Selon le DBIR 2025, les identifiants compromis restent le premier vecteur d'accès initial (22 % des violations), suivis par l'exploitation de vulnérabilités (20 %) et le phishing (16 %).

Étape 5 : Auditer les politiques et les accès

L'audit organisationnel vérifie les politiques de mots de passe, la gestion des droits administrateurs, les procédures de sauvegarde, le plan de continuité d'activité et la sensibilisation des collaborateurs. Un poste parfaitement durci ne sert à rien si un administrateur utilise le même mot de passe partout. Selon Microsoft, plus de 99 % des attaques d'identité sont des attaques par mot de passe (brute force, spray, phishing), ce qui place la politique de mots de passe et le MFA au cœur de l'audit organisationnel.

Source : Microsoft Digital Defense Report 2024

Étape 6 : Analyser et prioriser les risques

Chaque vulnérabilité identifiée est classée par criticité (impact potentiel × probabilité d'exploitation). Cette matrice de risques permet de définir les priorités de remédiation. Les actions à fort impact et faible coût, comme le durcissement des postes Windows, sont traitées en premier. L'objectif est de produire un plan d'actions chiffré avec des échéances réalistes.

Étape 7 : Produire le rapport et le plan d'actions

Le livrable final comprend l'état des lieux, les vulnérabilités découvertes, la matrice de risques et un plan d'actions priorisé. Ce rapport sert de feuille de route pour la DSI et de preuve de diligence pour les assureurs et régulateurs. Dans le cadre de NIS2, il constitue un élément clé de démonstration de conformité.

Le hardening : la recommandation n°1 qui ressort de chaque audit

Dans notre expérience, le durcissement des postes de travail est systématiquement dans le top 3 des recommandations d'audit. Un poste Windows par défaut embarque plus de 200 services actifs, SMBv1 souvent encore activé, PowerShell sans restriction et le même mot de passe admin local sur tout le parc. Selon le rapport Semperis 2024, Active Directory est la cible de 9 attaques de ransomware sur 10. Corriger les failles de configuration coûte peu (pas d'achat de logiciel) et réduit la surface d'attaque de façon drastique. C'est le meilleur ratio effort/sécurité qui existe.

Source : Semperis, 2024 Ransomware Risk Report

Retrouvez nos solutions : Protection des postes de travail et appareils mobiles - EDR, Hardening et ASR

Combien coûte un audit de sécurité informatique ?

Le coût varie selon le périmètre et la profondeur. Pour une PME de 50 à 200 postes, un audit complet (technique + organisationnel) se situe entre 5 000 et 15 000 euros. Un test d'intrusion ciblé coûte entre 3 000 et 10 000 euros. Un scan de conformité CIS des postes est inclus dans une prestation de hardening. Ces investissements sont à comparer au coût moyen mondial d'une violation de données : 4,44 millions de dollars en 2025 selon IBM, et 10,22 millions de dollars pour les entreprises américaines. En France, une cyberattaque coûte en moyenne 466 000 euros à une PME selon Orange Cyberdefense.

Sources : IBM, Cost of a Data Breach Report 2025 — Orange Cyberdefense

FAQ – Audit de sécurité informatique

FAQ – Audit de sécurité informatique

Les réponses aux questions les plus fréquentes sur l'audit de sécurité informatique.

Qu'est-ce qu'un audit de sécurité informatique ?

Un audit de sécurité informatique est une évaluation méthodique du système d'information d'une entreprise : postes de travail, serveurs, réseau, applications et politiques de sécurité. L'objectif est d'identifier les vulnérabilités, mesurer le niveau de risque et produire un plan d'actions prioritaires avec des recommandations chiffrées.

Combien coûte un audit de sécurité informatique pour une PME ?

Pour une PME de 50 à 200 postes, un audit complet (technique + organisationnel) coûte entre 5 000 et 15 000 euros. Un test d'intrusion ciblé se situe entre 3 000 et 10 000 euros. À comparer au coût moyen d'une cyberattaque pour une PME française : 466 000 euros selon Orange Cyberdéfense.

À quelle fréquence faut-il réaliser un audit de sécurité informatique ?

La fréquence recommandée est au minimum une fois par an, et après chaque changement majeur du SI (migration cloud, déploiement d'une nouvelle application, incident de sécurité). Dans le cadre de NIS 2, des évaluations régulières et documentées sont une obligation légale pour les entités concernées.

Quelle est la différence entre un audit de sécurité et un test d'intrusion ?

L'audit de sécurité évalue globalement la posture de sécurité (technique, organisationnel, conformité). Le test d'intrusion (pentest) simule une attaque réelle pour exploiter les failles en conditions opérationnelles. Les deux sont complémentaires : l'audit identifie les écarts, le pentest mesure le risque réel d'exploitation.

Quelles sont les étapes d'un audit de sécurité informatique ?

Un audit de sécurité suit 7 étapes : définition du périmètre et des objectifs, cartographie des actifs et flux, scan des vulnérabilités, tests d'intrusion, audit des politiques et des accès, analyse et priorisation des risques, production du rapport et du plan d'actions. Pour une PME, comptez 2 à 4 semaines selon le périmètre.

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