Key Takeaways
- Phishing is a social engineering attack that tricks the victim into providing sensitive information (passwords, banking information) or clicking on a malicious link.
- Le phishing reste l'un des principaux vecteurs d'attaque, en PME comme en grande entreprise.
- Une attaque de phishing réussie coûte cher à une PME : perte d'exploitation, rançon éventuelle, atteinte à l'image, mise en conformité RGPD.
- 3 priority measures to implement: regular phishing training and simulations (Cofense, KnowBe4), mandatory MFA for all accounts, and EDR (Endpoint Detection and Response) on all workstations.
- New in 2026: Generative AI enables hyper-personalized phishing attacks (spear phishing) using fake text messages, fake voice calls, and even voice and video deepfakes of the CEO. Actively raise awareness.
Phishing en 2026 : pourquoi tant d'entreprises se font encore piéger (et comment l'éviter)
Le phishing (ou hameçonnage, si vous préférez la version française) est vendu comme un problème d'utilisateurs stupides qui cliquent sur n'importe quoi. Le discours classique des DSI : "Il suffit de former les gens à ne pas cliquer sur les liens suspects". La réalité brutale : en 2026, les attaques de phishing sont tellement sophistiquées qu'elles trompent les experts en cybersécurité eux-mêmes. On ne parle plus de "Cher Monsieur, vous avez gagné 1 million d'euros" truffé de fautes d'orthographe et envoyé depuis nigeriaprinc@yahoo.com. On parle de mails parfaitement rédigés, avec le logo exact de votre entreprise, envoyés depuis un domaine à une lettre près de l'original (mircosoft.com au lieu de microsoft.com), ciblant nommément le DAF avec des références à de vrais projets en cours. Une partie de vos employés cliquera, quel que soit leur niveau de formation. Et la facture est lourde : selon le rapport Cost of a Data Breach 2024 d'IBM, une violation de données dont le point d'entrée est un phishing coûte en moyenne 4,88 millions de dollars (moyenne mondiale, toutes tailles d'entreprise confondues). Cet article démonte les mythes du phishing, expose les vraies techniques d'attaque modernes (spoiler : vous n'êtes pas protégé), compare les solutions de protection, et surtout explique pourquoi la "sensibilisation des utilisateurs" seule est une stratégie vouée à l'échec. Parce qu'entre les tests de phishing ridicules qui ne mesurent rien et les solutions techniques vendues comme miracles, il y a une stratégie de défense en profondeur que trop d'entreprises négligent.
Phishing in 2026: Sophistication That No One Explains to You
Forget the Nigerian prince, here are the real threats
Spear phishing (targeted phishing)
Contrairement au phishing de masse (le même mail envoyé à grande échelle), le spear phishing cible spécifiquement une personne ou un groupe restreint avec des informations personnalisées.
Real-life example: A HR manager receives an e-mail from his CEO (spoofed address): "Hi Sophie, I'm in a meeting with the board of directors until 5pm. Can you urgently prepare the Excel file of Q4 salaries for the audit? Send it to me in reply to this e-mail. Thank you, absolute discretion on this matter."
The mail contains :
- The HRD's real first name
- A reference to a real audit in progress (LinkedIn public info or website)
- The CEO's tone and signature (scrapped from previous e-mails leaked in briefs)
- Urgent demands create stress
- L'adresse expéditeur : pdg@votre-entreprise.com (domaine acheté pour quelques euros, une lettre différente en cyrillique invisible à l'œil nu)
Business Email Compromise (BEC) : compromission de messagerie professionnelle
L'attaquant compromet réellement une boîte mail (phishing préalable ou credential stuffing). Il observe les échanges pendant plusieurs semaines (attaque silencieuse), identifie les processus de paiement, puis au moment opportun, envoie depuis la vraie boîte mail un ordre de virement.
Scénario type : l'attaquant compromet la boîte du comptable via phishing, observe les échanges et repère un virement important prévu vers un fournisseur. La veille du virement, il envoie depuis la vraie boîte un mail "J'ai changé de banque, voici le nouveau RIB". Le virement part, et les fonds sont souvent difficiles à récupérer.
Volume mondial : 2,9 milliards de dollars de pertes liées au BEC déclarées au FBI en 2023 (FBI IC3, Internet Crime Report 2023).
Whaling
Ultra-targeted phishing attack on C-level executives. Attack preceded by OSINT (Open Source Intelligence) reconnaissance: LinkedIn, social networks, press interviews, company press releases.
Advanced technique: purchase of breaches databases (emails + passwords from third-party services), credential stuffing on Microsoft 365, if successful = full access to the CEO's Outlook calendar. The attacker knows exactly when he's on the move, with whom he's meeting and which projects are sensitive.
Clone Phishing
The attacker intercepts a legitimate e-mail (via prior compromise of a mailbox in the communication chain), creates an exact copy by simply replacing the link or attachment with a malicious version, and sends it back a few hours/days later with a message "Sorry, error in the previous file, here is the correct version".
Pourquoi ça marche : la victime a déjà reçu ce mail, elle est en confiance. Elle pense à une simple correction.
QR Code phishing (Quishing)
A QR code in an "urgent" email (invoice, delivery, security update). The user scans it with their smartphone. Problems:
- Anti-phishing solutions don't scan QR codes (impossible to detect)
- Personal smartphones often lack corporate protection
- URL behind QR code not visible before scanning
Volume : Check Point a observé une hausse de 587 % des attaques par QR code entre août et septembre 2023.
Deepfake vocal (Vishing with AI)
Synthèse vocale IA reproduisant la voix du CEO à partir de quelques secondes d'audio (interview YouTube, vidéo corporate). Appel téléphonique "urgent" au DAF : "Je suis chez le client, j'ai besoin d'un virement de 150k€ maintenant pour sauver le deal, je t'envoie le RIB par SMS".
Cas documentés : des fraudes de ce type ont déjà visé des entreprises, avec un directeur financier qui reconnaît la voix de son dirigeant et exécute le virement demandé.
Coût de création d'un deepfake vocal : faible, grâce à des services en ligne accessibles. La barrière technique est quasi nulle.
Social engineering techniques that break all training courses
The triple emergency
Creating a sense of urgency + authority + fear:
- "Your account will be suspended in 2 hours".
- "The CEO is expecting this document for a meeting in 30 minutes".
- "Security alert: suspicious activity detected, click to secure your account"
Why it works: under stress, the brain short-circuits rational thinking. The "take the time to check" training becomes inoperative.
Neuroscience studies: the prefrontal cortex (rational decision-making) is deactivated under acute stress. Decisions switch to automatic mode (limbic system). Result: we click.
Contextual breach of trust
The attacker knows your professional background:
- "Further to our LinkedIn exchange last week..."
- "As discussed at the TechCrunch Paris conference..."
- "Your colleague Marie Dupont recommended that I contact you..."
Source des infos : LinkedIn (la plupart des professionnels y affichent leur entreprise, leur fonction, leurs projets), Facebook public (photos de conférences avec badges entreprise visibles), posts Twitter/X mentionnant les événements.
Reconnaissance OSINT pour une attaque ciblée : rapide et quasi gratuite.
The fake in-house helpdesk
Phone call: "Hello, IT department, we've detected an intrusion attempt on your account, to secure it, I need to verify your identity, can you give me your current password?"
Sophisticated variant: "We'll reset your password remotely, you'll receive a code by SMS, give it to me to finalize the procedure" (= the attacker attempts a connection, triggers the MFA, and obtains the code directly).
Persistent (and costly) phishing myths
Myth 1: "Training is enough, users just need to be vigilant".
La réalité : l'efficacité de la formation traditionnelle est limitée, et les comportements appris s'estompent vite sans entraînement régulier.
Facteurs aggravants :
- Sous stress (deadline projet, pic d'activité), même les utilisateurs "experts" cliquent
- La fatigue décisionnelle (fin de journée, boîte mail saturée) augmente le risque de clic
Why training fails:
- Charge cognitive : un employé traite un grand volume d'emails chaque jour. Demander une analyse de sécurité sur chacun = impossible cognitivement
- False positives: anti-phishing tools also block legitimate e-mails. As a result, users bypass protections to work.
- Variability of attacks: training on "don't click on suspicious links" is useless when the link is https://microsoft.com-secure-login.verify-account.com (valid domain, valid SSL certificate).
Même les experts se font avoir : les RSSI et spécialistes en cybersécurité ne sont pas à l'abri des phishing sophistiqués.
Conclusion brutale : miser uniquement sur la vigilance humaine revient à laisser une porte ouverte aux attaquants.
Myth 2: "Internal phishing tests prove you're protected".
Le problème : les tests internes sont bien moins sophistiqués que les vraies attaques.
Classic phishing test:
- Generic e-mail "Click here to reset your password".
- Domaine manifestement faux (securite-entreprise.info)
- No customization
- Sent from a known tool (KnowBe4, Proofpoint)
Real attack:
- Personalized e-mail with name, position, references to real projects
- Domain 1 character from the original (micros0ft.com with a zero)
- Sent from a legitimate compromised server
- Scraped content for real internal communications
Perverse effect: users learn to detect tests, not real attacks. Feeling of false security.
Myth 3: "Antivirus and firewall protect us".
Phishing inédits (zero-day) : les solutions antivirus classiques sont mal armées pour les détecter, et une partie passe.
Why?
- Le mail de phishing ne contient souvent aucun malware (juste un lien vers une page web légitime en apparence)
- Phishing pages are hosted on compromised legitimate servers (hacked WordPress, misconfigured S3 bucket)
- Les URL sont générées à la volée et ne vivent que peu de temps (pas le temps d'être blacklistées)
- Use of URL shortening services (bit.ly, tinyurl) bypasses analyses
Certificats SSL : une grande partie des pages de phishing affichent un certificat SSL valide (cadenas). Let's Encrypt délivre des certificats gratuits en quelques minutes, sans vérification de légitimité.
Myth 4: "We'll never be taken in, we're a small business with no interest".
La réalité : selon le Verizon DBIR 2019, 43 % des violations de données concernaient des petites entreprises. Les grands groupes ont des équipes de sécurité et des budgets énormes. Les PME : non.
Attacker's logic:
- SMEs = less protection = higher success rate
- SMEs = less controlled payment processes = easier BEC
- SME = supplier to major groups = gateway to the real target (supply chain attack)
Typical case: attack on an IT subcontractor of a major corporation. Compromise via phishing, then pivot to the end customer via existing VPN/RMM accesses.
Real-life examples:
- Kaseya (2021) : compromission d'un éditeur de logiciel RMM → de nombreuses entreprises clientes impactées
- SolarWinds (2020) : chaîne de compilation compromise → mise à jour piégée diffusée à de nombreux clients
Conclusion: you're not a direct target, you're a springboard.
Myth 5: "MFA (double authentication) protects us completely".
MFA is good, but...
Attacks that bypass the MFA:
1. MFA Fatigue / Push BombingL'attaquant a le mot de passe (phishing, breach). Il multiplie les tentatives de connexion. L'utilisateur reçoit une avalanche de notifications push "Approuver la connexion ?". Fatigué, il finit par approuver "pour que ça s'arrête".
Real case: Uber (September 2022), complete compromise via MFA fatigue.
2. Session Hijacking / Cookie TheftTheattacker steals the session cookie after authentication, not the password. The user authenticates legitimately (MFA passed), the attacker steals the cookie (malware, intermediate phishing page) and reuses the active session.
Protection: only phishing-resistant MFAs (FIDO2, passkeys, WebAuthn) protect. MFA by SMS, email, or even TOTP app = bypassable.
3. Adversary-in-the-Middle (AiTM)The attacker creates a proxy page between the victim and the real site. The victim enters his/her credentials + MFA code on the fake page, which transmits them in real time to the real site, obtains the session and redirects the victim. Everything is transparent.
Outils open-source pour AiTM : Evilginx2, Modlishka. Disponibles gratuitement et rapides à mettre en place.
Conclusion: MFA = necessary but not sufficient. Only MFA based on FIDO2/passkeys can withstand modern attacks.
The real cost of a phishing incident (and why no one calculates it beforehand)
Structure des coûts d'un incident
Un incident de phishing ne se résume pas à la perte initiale. Les coûts s'additionnent sur plusieurs postes : détection et investigation (équipe interne, prestataire forensics), remédiation (réinitialisation des accès, réinstallation des postes, reconfiguration du tenant Microsoft 365), interruption d'activité, coûts réglementaires et juridiques (notification CNIL, amende RGPD pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, franchise d'assurance), mise en conformité post-incident (EDR, formation, audit) et coûts indirects (perte de confiance des clients, hausse des primes de cyber-assurance, temps de direction mobilisé).
Chiffrer ces postes pour votre propre organisation permet de les comparer au coût de la prévention, avant qu'un incident ne le fasse à votre place.
The costs that no one quantifies (but which do exist)
Loss of intellectual property
Asuccessful phishing attackon an R&D engineer = access to CAD files, pending patents, and product roadmaps. Value: incalculable. Lost competitive advantage: permanent.
Brand erosion
Notification "Vos données ont été exposées suite à une cyberattaque" envoyée à l'ensemble de vos clients : une partie d'entre eux part, et l'effet sur les revenus récurrents peut durer plusieurs années.
Post-incident turnover
Les équipes IT enchaînent des semaines de surcharge pour gérer l'incident. Après la crise, les départs (épuisement, perte de confiance) fragilisent encore l'équipe.
Loss of business deals
Aprospective clientasks to see your security certifications. You had an incident six months ago. Deal lost. Frequency: increasing as supply chain security requirements (ISO 27001, SOC 2, etc.) become more stringent.
Real protections that work (and those that don't)
Niveau 1 : protections techniques incontournables
1. Advanced Email Gateway with behavioral analysis
Ne suffit pas : solutions antispam classiques (SpamAssassin, filtres Exchange basiques), dépassées face au phishing sophistiqué.
Solutions efficaces (tarifs indicatifs) :
- Proofpoint Targeted Attack Protection: €12-25/user/month
- Mimecast Secure Email Gateway: €8-15/user/month
- Microsoft Defender for Office 365 Plan 2 : inclus dans M365 E5 ou en option
- Barracuda Email Protection: €5-10/user/month
Critical features:
- URL rewriting: rewriting clicked links for real-time analysis
- Automatic sandboxing of attachments (detonation in isolated environment)
- DMARC, SPF, DKIM enforcement strict (rejection of unauthenticated mail)
- ML/AI for anomaly detection (tone change, unusual urgency, out-of-process requests)
2. Phishing-resistant MFA (FIDO2/Passkeys)
Low MFA (avoid):
- SMS (SIM swapping, interception)
- Email (if mailbox compromised = MFA compromised)
- TOTP standard app (Microsoft Authenticator, Google Authenticator) = vulnerable to AiTM attacks
Strong MFA:
- FIDO2 hardware (YubiKey, Titan Security Key): €25-60/key
- Passkeys (biométrie device-bound) : gratuit sur iOS, Android, Windows Hello
- Microsoft Authenticator in passwordless mode (no code, but contextual notification with connection details)
Résultat observé : selon une étude publiée par Google en 2019, aucun utilisateur protégé exclusivement par une clé de sécurité n'a été victime de phishing ciblé pendant la période étudiée.
3. EDR (Endpoint Detection & Response) with post-compromise protection
If a user clicks and downloads malware, the EDR detects and blocks abnormal behavior.
Solutions (tarifs indicatifs) :
- CrowdStrike Falcon: 7-12€/endpoint/month
- Microsoft Defender for Endpoint (Plan 2) : inclus M365 E5 ou en option
- SentinelOne: 6-10€/endpoint/month
Protection:
- Block unsigned executables from %TEMP%, %APPDATA%.
- Data exfiltration detection (abnormal upload volume)
- Automatic isolation of the compromised station
Efficacité : limite fortement l'impact d'une compromission.
Niveau 2 : formation continue et simulations réalistes
Formation annuelle ponctuelle = insuffisante. Les acquis s'estompent vite.
Effective approach: weekly microlearning (5 min) + monthly simulations.
Plateformes (tarifs indicatifs) :
- KnowBe4: €20-35/user/year (market leader)
- Proofpoint Security Awareness Training: €15-25/user/year
- Terranova Security : 12-20€/user/year
Contents:
- 3-5 min videos on real cases (not boring corporate content)
- Gamified quiz (rewards for correct answers)
- Simulations de phishing personnalisées (pas les tests grossiers détectables au premier coup d'œil)
Golden rule of simulations:
- Vary techniques (email, SMS, Teams, QR code)
- Gradually increasing sophistication
- Ne jamais punir les utilisateurs qui cliquent (ça crée une culture de dissimulation)
- Use clicks as an immediate training opportunity (page explaining why it was a test and how to detect)
Efficacité : une formation continue réduit progressivement le taux de clic, sans miracle. Elle complète les protections techniques, elle ne les remplace pas.
Pour des simulations conçues et mesurées par un tiers, notre offre de campagnes de phishing simulées et tests d’intrusion se conclut par un compte rendu et une feuille de route de correction priorisée.
Niveau 3 : processus et gouvernance
Out-of-band validation of critical requests
Mandatory rule: any transfer request >10k€, supplier RIB change, bank data modification = validation by 2 different channels.
Example:
- Mail received: "RIB change for supplier payment".
- Action obligatoire : appel téléphonique au fournisseur (numéro de l'annuaire, pas celui dans le mail) pour confirmer
Efficacité : une parade très efficace contre les BEC (Business Email Compromise).
Coût : aucun outil à acheter (juste un processus), seulement quelques minutes par validation.
Segregation of privileges
- No standard user should have permanent local admin rights
- Temporary elevation only (Privileged Access Management)
- Comptes admin séparés des comptes utilisateurs (ne jamais lire ses mails avec un compte admin)
Why: if a user account is phished, the attacker has no admin rights. He can't install malware, create persistence or pivot to other machines.
Monitoring abnormal behavior
Alerts to be configured:
- Connection from an unusual IP/country
- Massive file downloads (>500 MB in 1 hour)
- Automatic e-mail forwarding enabled (Outlook rule created by attacker)
- Modification of MFA parameters (deactivation, addition of a new device)
- Creation of suspicious mailbox rules ("move all mail containing 'invoice' to hidden folder")
Tools:
- Microsoft 365 Defender (E5 included)
- Splunk SIEM : tarification selon le volume de données indexées
- Elastic SIEM : version open source gratuite ou offre cloud payante
Les fausses protections qui ne servent à rien
❌ "ATTENTION EXTERNAL EMAIL" banners on all emails
Problème : habituation. Au bout de quelques jours, les utilisateurs ne les voient plus (cécité attentionnelle).
❌ Block all clickable links in emails
Problème : inutilisable. Une grande partie du travail nécessite de cliquer sur des liens (SharePoint, Salesforce, Jira, etc.). Contournement massif par les utilisateurs = protection inefficace.
❌ Post "Beware of phishing" posters in offices
Efficacité : quasi nulle. Personne ne les lit. Et quand bien même, ça ne change pas les comportements sous stress.
❌ Tests de phishing grossiers et facilement détectables
Example: "Click here to reset your password" sent from phishing-test@securityawareness.com.
Résultat : les users apprennent à détecter les tests, pas les vraies attaques. Faux sentiment de sécurité mortel.
The realistic protection checklist by company size
Les tarifs mentionnés sont des prix publics indicatifs, à vérifier auprès des éditeurs.
PME de moins de 50 personnes
Mandatory:
- Microsoft 365 Business Premium : inclut Defender for Office 365 Plan 1, MFA, protections de base
- Formation et simulations de phishing (KnowBe4 ou équivalent)
- YubiKey pour les comptes les plus critiques (CEO, DAF, DSI)
- Processus de validation hors-bande pour les virements >5k€ (sans coût d'outil)
Entreprise de 50 à 200 personnes
Mandatory:
- Microsoft 365 E3 + Defender for Office 365 Plan 2
- EDR CrowdStrike ou Defender for Endpoint Plan 2 (5€/endpoint/mois)
- Formation et simulations de phishing (KnowBe4 ou équivalent)
- YubiKey pour les utilisateurs les plus critiques
- SIEM basique (Wazuh, open source)
Grande entreprise (plus de 200 personnes)
Mandatory:
- Microsoft 365 E5 (inclut Defender Plan 2, Cloud App Security, Advanced Threat Protection)
- ou Proofpoint TAP (20€/user/mois)
- EDR CrowdStrike Falcon Complete (managed) : 12€/endpoint/mois
- Formation continue + simulations mensuelles : 25€/user/an
- YubiKey pour tous les utilisateurs
- SIEM Splunk ou Sentinel
- SOC externe 24/7 (si pas d'équipe interne)
Fatal mistakes in the event of an incident (and how not to make things worse)
Mistake 1: Panic and turn everything off immediately
Reflex: "We've been phished, let's cut it all off!"
Problem: you destroy forensic evidence. Volatile RAM logs disappear. Impossible to know what the attacker has done, what data has been exfiltrated, if there are any backdoors.
Best practice:
- Isolate the compromised workstation from the network (physical disconnection or VLAN isolation)
- Ne pas l'éteindre (capture mémoire d'abord)
- Appeler un expert forensics avant toute action
Error 2: Just reset the password of the compromised account
Why it's not enough: the attacker may have created :
- Email forwarding rules
- Authorized OAuth applications (permanent password-free access)
- A second admin account created
- Backdoors (scheduled tasks, registry run keys)
Best practice:
- Révoquer toutes les sessions actives
- Delete all mailbox rules
- Auditing authorized OAuth apps
- Full station EDR scan
- Réinitialiser le mot de passe et les questions de sécurité
- Force MFA re-registration
Error 3: Failure to notify authorities/insurance company
RGPD obligation: CNIL notification within 72 hours if personal data exposed. Failure to notify = aggravated fine.
Cyber insurance: failure to notify immediately = refusal to cover (standard contract clause).
Best practice:
- CNIL notification within 72 hours (even if the investigation is not yet complete)
- Insurer notification within 24 hours
- Documentation de tout (timeline, actions, communications)
Error 4: Hiding the incident from employees/customers
Problem:
- Employees continue to use compromised systems
- Customers discover the breach via the media = maximum loss of trust
- Legal obligation to notify (RGPD, NIS2)
Best practice:
- Immediate, transparent internal communication
- External communication if customer data affected (legal obligation + ethics)
- No downplaying ("minor incident"): details will always stand out
Error 5: Not performing post-mortem analysis
Risque : si seul le symptôme est traité, la faille d'origine reste exploitable et les attaquants peuvent revenir par le même vecteur.
Best practice:
- Mandatory post-mortem: how the attack succeeded, why protection failed, what improvements are needed
- Remédiation technique et organisationnelle
- Red team penetration test within 3 months to validate corrections
Phishing isn't a user problem; it's a system problem
Le phishing est l'attaque la plus efficace en 2026 parce qu'elle exploite le maillon humain, qui sera toujours le plus faible. Blâmer les utilisateurs qui cliquent est aussi absurde que blâmer une porte qui n'est pas blindée quand un cambrioleur entre.
Inconvenient truths:
- Un taux de clic élevé sur des phishing ciblés est normal, ce n'est pas un échec des utilisateurs
- La formation seule réduit le risque, mais de façon limitée
- Even security experts fall prey to sophisticated attacks
- Classic MFA (SMS, TOTP app) can be circumvented by motivated attackers
- Un incident peut coûter bien plus cher que la prévention
The strategy that works:
- Défense en profondeur technique : Email Gateway + MFA FIDO2 + EDR
- Formation continue (pas annuelle) avec simulations réalistes
- Processus de validation hors-bande pour les actions critiques
- Monitoring et response rapide : détecter en <24h, contenir en <48h
L'erreur fatale : économiser sur la sécurité email et parier qu'on ne sera jamais ciblé. Les attaquants automatisent tout. Vous serez ciblé. La question n'est pas "si" mais "quand".
Le conseil brutal : si vous n'avez ni MFA FIDO2, ni EDR, ni Email Gateway avancé, et que vous misez sur "nos utilisateurs sont formés", vous restez très exposé à une compromission.
Ne sous-estimez jamais le phishing. C'est l'une des principales portes d'entrée des rançongiciels et des fraudes au virement (BEC).
Recommended next steps
- Audit flash : testez votre protection actuelle avec un vrai test de phishing sophistiqué (pas les tests grossiers). Engagez un prestataire externe.
- Estimez votre coût d'incident : reprenez les postes de coûts présentés plus haut, adaptez-les à votre contexte et comparez-les au coût de prévention.
- Deploy MFA FIDO2 on the 10 most critical accounts this week (not next month, this week)
- Activate Advanced Email Gateway: if you are on Microsoft 365, upgrade to E3+Defender Plan 2 minimum
- Créez le processus de validation hors-bande pour les virements : aucun outil à acheter, et une parade efficace contre les BEC
Le phishing n'attend pas que vous soyez prêt. Commencez maintenant, plutôt que de payer beaucoup plus cher plus tard.
Le phishing se traite sur trois fronts : réglages techniques, processus de validation et utilisateurs entraînés. En tant que prestataire en sécurité informatique certifié ISO 27001, IT Systèmes accompagne les PME et ETI sur ces trois volets.

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